Villiers Charlemagne - Site Officiel


4 anciens moulins à Villiers-Charlemagne

Moulin à farine de Cée

Histoire : Un des deux moulins de Cée (Sée, Sées ou Scées), sur le territoire actuel de la commune de Villiers-Charlemagne ou de celle d'Origné, est attesté en 1150. Celui de la rive gauche figure sur la carte de Cassini (18e siècle). Détruit en 1825, il a été peu après reconstruit quelques mètres à l'est, à l'emplacement d'une dépendance qui apparaît sur le cadastre ancien. La suppression du barrage de Cée lors de la canalisation de la Mayenne a entraîné sa mise hors d'activité. Racheté à l'Etat en 1877, il a été rétrocédé en 1883 à M. de la Valette qui en a récupéré les matériaux. Ses ruines sont encore visibles. Des deux dépendances subsistantes en 1878, l'une est conservée. Elle figurait déjà sur le cadastre ancien.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 2e quart 19e siècle (?)
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Moulin à farine de la Fosse, puis carrière de grès de la Fosse

Histoire : Le moulin de la Fosse dépendait avant la révolution de la seigneurie de Villiers. Il est vendu avec elle avant 1653 par Marguerite du Bouchet à Charlotte de Marzelière. En 1829, il dispose d'une roue assurant la rotation d'une paire de meules. La réalisation d'un nouveau barrage à écluse entraîne sa reconstruction, autorisée par les Ponts et Chaussées le 29 octobre 1877 et terminée en 1879. En 1909, la propriétaire, madame de Montesquiou-Fezensac, fait aménager le moulin de façon à l'utiliser pour "la perforation mécanique par l'air comprimé et [le] cassage mécanique" du grès, extrait de la carrière toute proche, qui servait à l'entretien des routes et des chemins du sud de la Mayenne. La force motrice du moulin est alors augmentée de 10 chevaux. En 1910, il continue cependant d'assurer la mise en oeuvre de trois paires de meules et des machines à nettoyer le blé et la farine. En 1914, il n'apparaît pas sur la liste des moulins à blé en activité. En 1940, la carrière de la Fosse emploie 27 ouvriers et exploite une usine à broyer dotée de quatre machines à broyer. S'il celle-ci correspond bien à l'ancien moulin, il est désaffecté en 1956. Le nombre d'employés de la carrière culmine à 40 en 1960 ; il n'est plus que de 10 huit ans plus tard. La société Hervé, basée à Juigné-les-Moûtiers, reprend alors l'entreprise, toujours en activité aujourd'hui. Deux anciennes dépendances du moulin sont conservées : l'actuelle maison du gardien (parcelle E 134) figure sur le cadastre ancien ; elle devait contenir le logis du meunier ; ses ouvertures ont été modifiées dans l'entre-deux-guerres. Le bâtiment qui lui est perpendiculaire (parcelle E 136) et trouve place de l'autre côté du chemin, date sans doute de la deuxième moitié du 19e siècle ; c'est une ancienne dépendance agricole convertie partiellement en bureaux.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 4e quart 19e siècle
Année de construction : 1877
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Moulin à farine, puis minoterie, dits moulin de la Rongère

Histoire : Le moulin de la Rongère, sur la rive gauche de la Mayenne, est attesté en 1473. En 1829, il disposait de deux roues, faisant fonctionner deux paires de meules. Il a été reconstruit en 1877 sur le même emplacement contre la culée du nouveau barrage à écluse. La maison (parcelle D 360), qui peut remonter au 16e ou à la première moitié du 17e siècle, l'écurie et l'étable (parcelles 273 et 274) ont par contre alors été conservés : ils figurent sur le cadastre ancien. En 1917, la force motrice du moulin, évaluée à 30 chevaux, assurait la production moyenne de 30 quintaux de blé par jour. Il était doté en 1936 de quatre broyeurs à blé à cylindres, de six en 1947 auxquels s'ajoutaient deux paires de meules pour les céréales secondaires. Exploité au 20e siècle par Adrien Chaleil puis à partir de 1947 par Robert Chaleil qui le louaient au propriétaire du château de la Valette, il a cessé son activité en 1964. Le lieu a ensuite été partagé. Le hangar, au nord, a été transformé en résidence secondaire pour le nouveau propriétaire du bâtiment du moulin. Les autres bâtiments agricoles ont conservé leur fonction jusque dans les années 1970 avant d'être transformés en trois habitations. Le lavoir qui se trouvait à l'angle nord du carrefour des chemins n°13 et n°15 (ancienne cour de ferme) a été détruit.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : 16e siècle (?) ; 4e quart 19e siècle
Année de construction : 1877
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu

Moulin à foulon de la Valette, puis remise à bateau

Histoire : Situé sur la rive gauche de la Mayenne, le moulin est désigné en 1634 comme moulin à drap et en 1667 comme moulin à tan. Il figure sur la carte de Jaillot (1706). Il dépendait du château de la Valette tout proche. Au 19e siècle, il servait de nouveau de moulin à foulon. Il fonctionnait grâce à une roue unique. La chaussée qui assurait son alimentation en eau fut supprimée lors des travaux de canalisation de la Mayenne au 19e siècle (la loi de 1846 prévoyait la construction à sa place d'un barrage à écluse, qui finalement ne fut pas réalisé), mais lui ne fut pas démoli : son propriétaire, dédommagé par l'administration en 1877, le transforma en garage à bateau. Il n'en reste aujourd'hui que quelques pans de murs envahis par la végétation.

Type : Inventaire général du patrimoine culturel
Epoque : Temps modernes
Auteur(s) : maître d'oeuvre inconnu